lundi 23 avril 2018

Mères Anonymes de Gwendoline Raisson et Magali Le Huche [Dargaud]

Mères Anonymes

Vous imaginez s'il existait un club de mères anonymes ? Un endroit où on nous écouterait ? Où on nous laisserait le droit de s'exprimer comme bon nous semble ? C'est l'idée même de cette "bande dessinée". 


Nous suivons Caroline qui vient tout juste d'intégrer le groupe. Elle a un enfant de trois et demi, elle vit seule et elle est au chômage. On ne sait pas vraiment pourquoi elle est là mais on sent qu'elle en a besoin.


Caroline essaie de faire face à toutes les choses que l'on entend pendant la grossesse ou après. Elle se retrouve confrontée aux "bonnes" paroles : donner le sein, donner le biberon, toutes les trois heures, le biberon en complément, vingt minutes sur un sein, deux fois quinze minutes... et si elle craque c'est normal : baby blues, montée de lait, anémiée, à cause d'untel ou untel...


On suivra en parallèle le quotidien de quelques autres mamans qui se livrent et de Marie une nouvelle venue.


Il y a aussi les unes de magazine avec cette Monica si rayonnante depuis qu'elle est maman et s'il existait une pilule Monica pour assurer autant qu'elle ?


Mon avis : je suis déjà fan du travail de Magali Le Huche, l'illustratrice que je reconnais facilement et j'avais repéré ce titre. A la fête du livre "Zinc Grenadine" d'Epinal, je n'ai pas hésité une seconde (quoi que les autres titres m'ont fait de l'oeil) et j'étais ravie d'aller à la rencontre de Gwendoline Raisson qui m'a accueillit avec un grand sourire et a noté mon nom dans son carnet liste (je valide évidemment). Une personne vraiment adorable. C'est parce que je suis parfois trop timide que j'ai quitté le canapé sinon je serais bien restée près d'elle à papoter... Elle me dit que ce livre aide les mères de famille à déculpabiliser. Mais oui, carrément. Il y a des passages dans lesquels on se retrouve obligatoirement, des choses que l'on a pensé au fond de nous sans pouvoir les partager. Ce qui m'a marqué, c'est le regard qu'à la société face aux mères célibataires. On ne se rend pas compte...
Direction l'étagère des précieux, bien sûr !


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